565 km
parcourus

39:2 heures
sur le vélo

6 779 mètres
d’ascension

4 379 mètres
altitude maximum

9 jours sur le vélo
(63 km/jour)

14.5 km/h
vitesse moyenne

La Chine ! Rien que ça… nous sommes aux portes de l’Empire du milieu. Avec nos petits vélos, depuis Lille, et en moins de 6 mois nous toquons à la porte de cet immense pays. C’est une frontière symbolique pour nous, elle marque un changement d’ambiance, de décor… d’univers tout simplement.

En ce 19 août nous franchissons le Kulma Pass, à 4 379 mètres d’altitude, avant d’entamer une descente d’environ 200 km qui nous mènera à notre première grande ville chinoise : Kashgar.

Le passage de frontière côté tadjike est assez vite expédié, malgré une fouille intégrale des sacoches, et nous commençons ensuite les formalités côté chinois. Il y a 2 douanes : une première au col et une seconde « réelle » 15 km plus loin dans la vallée. Entre les deux, impossible de faire du vélo, dangereux selon les douaniers..mon œil ouais, ils ne veulent pas d’étrangers à traîner dans le coin tout simplement ! Pas d’autre choix que d’embarquer les vélos dans un crasseux mais sympathique camion tadjike et c’est parti pour les premiers km en terre chinoise à bord d’un 36 tonnes : 

Les douaniers avaient déjà vérifié nos téléphones à la première frontière (pour contrôler que nous n’avons pas de photos du Tibet, Dalaï-Lama,…) mais ça n’empêche pas leurs collègues de la « deuxième » frontière de refaire le travail et de façon plus méticuleuse. Manque de bol pour nous, ils tombent sur des cartes du Pamir avec des indications sur les points d’eaux, auberges,… et là, dans leurs esprits, nous nous transformons en de dangereux cyclistes prêts à poser des mines de boites de fayots dans leur pays (il nous reste quelques conserves) !

C’est parti pour mille et une questions et surtout beaucoup d’incompréhensions car leur niveau en anglais est très limité. On a beau leur expliquer qu’il s’agit du Tadjikistan, ils ne comprennent pas grand chose, alors on leur dit qu’on supprime les photos car elles ne sont plus utiles. Deuxième erreur, il ne fallait pas les supprimer : « Pourquoi vous avez fait ça ? Vous avez quelque chose à cacher? » Oops… Après de longues minutes, ils finiront pas nous laisser partir avec, étrangement, un très léger scan des bagages. Nous étions prêt à la confiscation des couteaux, ciseaux, bouteille d’essence pour le réchaud… mais rien de tout ça au final (on vous rassure, ça arrive pour plus tard^^).

Mais pourquoi tout ce cinéma ? Car déjà la Chine est un état ultra sécuritaire (on pourrait même dire dans un délire paranoïaque sécuritaire avancé) avec caméras et policiers partout mais surtout nous sommes dans la province du Xinjiang. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une province grande comme 3 fois la France, située tout à l’ouest de la Chine. La Chine étant composée de multiples ethnies, la majoritaire étant les Han, au Xinjiang il y a également des Ouïghours. Ces personnes sont de confession musulmane et sont turcophones. Ils sont actuellement soumis à de terribles répressions de la part de Pékin avec des milliers de personnes persécutées, déplacées dans des camps,… pour être « ré-éduquées » selon le gouvernement. Vous imaginez donc que les étrangers ne sont pas les bienvenus dans ce coin et que Pékin multiplie la présence policière et la répression pour contrôler cette province.

Nous sommes mis directement dans l’ambiance et, après avoir avancé nos montres de 3 heures (!), reprenons nos vélos pour les premiers tours de roue.

Il se fait déjà tard et espérions trouver une auberge proche de la frontière mais rien du tout… on commence alors la descente vers Kashgar. Les paysages sont magnifiques et surtout la route est un billard. Quel changement par rapport à l’Asie centrale ! L’asphalte chinois est un régal. On revoit des grosses voitures (Audi, BMW) et surtout plein de monde sur la route, une effervescence à chaque détour, ça nous fait tout bizarre.

On va vite se rendre compte que les chinois construisent partout, tout le temps et à toutes heures. C’est incroyable cette folie des grandeurs. Une route ? Non, pas suffisant, ils en construisent une deuxième à côté. Une montagne à franchir ? Pas de souci, un, voir deux tunnels et c’est réglé.

Nous roulons sur la « Karakorum Highway », une des plus haute route du monde qui relie la Chine au Pakistan et les paysages sont grandioses :

Arrive l’heure de dormir et rien en vue… alors nous tentons notre chance dans un petit village. On demande si on peut poser notre tente dans le « jardin » d’une maison, sympa les proprios disent oui. On commence à tout installer, sortir le réchaud et le mec revient en nous demandant nos passeports (enfin c’est ce qu’on comprend). Puis il semblerait qu’on doive aller au poste de police avec lui. Son anglais est inexistant, notre chinois… on vous laisse deviner ^^ alors je monte dans sa voiture pour aller on ne sait pas trop où. Emilie reste à surveiller la tente. 

C’est parti pour un moment de solitude extrême où le monsieur va conduire pendant 25 minutes jusqu’à un autre village (tout en ayant récupéré un ami à lui en cours de route), où l’on va rentrer dans un commissariat pendant 2 minutes puis ressortir sans rien comprendre. Ensuite je patienterai pendant 10 minutes dans la voiture (a priori ils sont allés acheter des vis ?!) pour enfin retourner, au bout d’une heure, à la tente. Tout ceci sans aucune explication… si ce n’est le fait qu’une fois revenu, ils nous invectivent de partir sur le champ, impossible de rester, on doit déguerpir ! Quel enfer, il fait nuit, on n’a pas mangé, aucune idée d’où aller 🙁

Scène un peu sur-réaliste où, en pleine nuit, on déplacera notre tente montée à travers le village pour aller se coller à une maison a priori abandonnée (pour se protéger du vent). Bon en fait elle n’était pas abandonnée et au bout de 20 minutes une jeune fille vient toquer à notre porte… pour nous apporter une couverture 🙂 Ouf, tout n’est pas perdu !

Au réveil, il fait 5 degrés ! Aille la haute montagne ça ne pardonne pas, le climat est pour le moins changeant mais la vue est canon…

… moins pour les toilettes publiques du village :

On pensait la Chine plus évoluée mais dans les petits villages de campagne, pas forcément d’eau courante et c’est toilettes communs pour tout le monde. Le chinois n’est pas pudique, pas la peine de s’embarrasser à mettre des portes !

Heureusement, les paysages nous font vite oublier ces petits désagréments :

Les yaks brouteurs et les fiers chameaux se croisent sans se regarder :

C’est vraiment très beau et majestueux, alors un peu de rab’ de photos :

Nous sommes aux confins de la Chine et les panneaux sont en 3 langues :

En mandarin (classique), en Russe (avec la proximité de l’Asie centrale) et en farsi, comme en Iran, pour les minorités  !

On roule un peu et apparaît ensuite le lac Karakol entouré de montagnes de sable :

Par contre ce qui n’apparaît pas ce sont les endroits pour manger donc on improvise un pic nique au bord du lac :

Il semble également impossible de trouver un endroit où dormir du fait des restrictions et du peu d’hébergements dans le coin. On continue alors la route sous un violent vent de face qui nous oblige à pédaler comme des forcenés malgré la descente.

Vent qui aura raison de nous avec, de plus, l’absence de magasins, restaurants, hébergements… nous décidons d’abréger nos souffrances et tentons le stop ! Pas envie de passer une troisième nuit d’affilée dans les cailloux…

Après moins de 30 minutes, deux très sympathiques camping caristes chinois s’arrêtent et vont nous emmener tout droit à Kashgar ! On ne pensait pas avoir autant de chance et on peut leur dire un grand merci, d’autant plus, que nous avons un peu envahi l’intérieur :

Non seulement de nous transporter, ils nous inviteront à diner à Kashgar. Un accueil chinois dans les règles de l’art :

Nous retrouvons la civilisation après ces dernières semaines passées tout là haut dans les montagnes et la profusion de nourriture qui va avec.

On a fait l’impasse sur les têtes de mouton mais si certains veulent goûter, on peut vous partager l’adresse 🙂

Il est temps de jeter un petit coup d’œil à la carte en haut de l’article pour comprendre le déroulé des prochains jours. Comme vous pouvez le voir, nous sommes tout à l’ouest de la Chine, loin loin loin du reste du pays… avec nos 58 jours de visa et les dernières semaines passées dans le « désert » nous n’avons aucune envie de nous taper, à nouveau, 3000 km de cailloux à travers le Xinjiang. Comme beaucoup d’autres cyclistes nous allons prendre le train pour faire un petit saut de puce.

Or nous sommes le 20 août et notre train pour Lanzhou (dans le Gansu) n’est que le 30 août… pas de place avant malgré le fait que nous ayons réservé il y a déjà 3 semaines. Nous avons 10 jours de repos/glandage à Kashgar que nous allons passer dans notre sympathique auberge ‘Pamir Hostel’ :

Bon en vrai on n’a pas eu trop le choix, c’était la seule auberge qui acceptait les étrangers^^

10 jours pour se reposer, découvrir la ville, manger des frites, boire des bières, regarder des films… 

Le gouvernement chinois, dans sa logique d’extermination des Ouïghours, a quasiment détruit l’intégralité de la vieille ville pour en reconstruire une « nouvelle qui fait vieille » :

La porte d’entrée de la nouvelle vieille ville, simple nan ? 🙂

Niveau culinaire, on est pas mal sur les nouilles et brochettes :

On teste les Noodles au bœuf, spécialité de la ville de Lanzhou, où nous allons après.

On est allé voir où s’approvisionnait les restaurants avec la visite du marché aux bestiaux (attraction numéro 1 à Kashgar)… et on n’a pas été déçu :/

Aïe Aïe ça sent la casserole pour bientôt…

Des pauvres animaux attachés en plein soleil qui attendent leur dernière heure bien sagement… Pas vraiment notre truc mais bon la viande dans les assiettes ne tombe pas du ciel ! Après la visite, on a plutôt envie de manger végétarien pendant quelques temps 🙂

On s’est fait également un petit plaisir avec une nuit dans un hôtel de luxe (Radisson Blu) pour fêter nos 3 ans et la fin de la traversée de l’Asie centrale. Une journée bien cool avec piscine, sauna, buffets et tout le confort moderne, la belle vie !

Il y en a une qui est heureuse de pouvoir faire quelques ploufs.

Il y en a un qui s’est bien fait plaisir avec les buffets du dîner et ptit dej à volonté… c’était Byzance pour nous 🙂

On a aussi retrouvé quelques copains cyclos (Dave rencontré au Turkménistan, Jeroen rencontré à Istanbul) pour quelques bonnes soirées et pour fêter les 69 ans de Jeroen !

Sur la photo ci-dessous, vous pouvez voir Ben (le sosie d’Edouard Baer dans Astérix et Obélix) qui voyage à pied depuis 3 ans… un phénomène car il parle 8 langues et a une philosophie de vie incroyable. Vous pouvez voir son blog en cliquant ici.

C’était surement la dernière fois que nous croisions tout ce petit monde car nos chemins se séparent ensuite (certains vont vers le Pakistan, les autres vers différents coins en Chine).

Avant de prendre le train en Chine, c’est tout un travail de préparation : il faut aller retirer les billets (une bonne heure) et amener les vélos la veille du départ pour qu’ils prennent un train spécial. On a utilisé les services de CRE (China Railway Express) pour qu’ils emmènent nos montures à Lanzhou, en espérant que tout se passe bien. Quand on voit le bureau où signer les papiers, on ne peut être que rassuré !

Toujours dans le délire sécuritaire, nous avons absolument dû faire passer les vélos aux rayons X et vu la taille des bestiaux et la taille de la machine, on a pas mal galéré avant d’y arriver…

Un instrument beaucoup plus utile que la machine à rayons X, le pèse personne improvisé ! Et le verdict tombe, une quinzaine de kilos en moins pour moi depuis le départ de Lille^^ Comme j’aime le vélo ! Va falloir tout miser sur la nourriture chinoise pour reprendre quelques grammes 🙂

Vendredi 30 août, nous quittons enfin Kashgar. 40 heures de train nous attendent pour arriver à Lanzhou, ça nous parait une éternité…

Sans les vélos, pas facile de porter toutes nos sacoches… heureusement les policiers chinois nous délesteront d’une paire de ciseaux car jugé dangereux (il nous reste quand même 3 couteaux héhé)

On a opté pour le confort avec une cabine de 4 et des lits… c’était sans compter sur notre voisine qui voyage avec ses 2 enfants en bas âge :/ Le petit n’arrêtera pas de pousser des cris brefs et stridents pendant tout le voyage, dur dur… sinon c’était pas si mal et on arrive presque frais dans le Gansu :

On récupère les vélos avec quelques nouvelles égratignures mais sans gros bobos :

Avant de profiter du calme de notre belle chambre d’hôtel à l’Ibis de la gare :

Lanzhou, c’est grand ! Comme toutes les villes en Chine, on est impressionné par la taille et le nombre de grattes ciels.

On passera l’après midi de ce 1er septembre à visiter la ville :

Première église que l’on voit depuis Ispahan !

Lanzhou plage :

Et à craquer pour le premier Ronald du voyage. Après 6 mois sur la route, on avait plutôt évité les fast food (un en Allemagne et un à Kashgar) mais là on se délecte d’un beef Angus :

Des mois qu’on n’avait pas mangé un burger potable, on est comme des enfants dans un magasin de bonbons 🙂

Lundi 2 septembre, jour de rentrée pour les écoliers et également pour nous. Après 15 jours de trêve, on remonte sur les vélos en direction de Chengdu, 1000 kilomètres plus au sud, rien que ça !

Et la bonne nouvelle c’est qu’on est toujours dans les montagnes, c’est parti pour des montées-descentes à n’en plus finir. Heureusement les chinois construisent des tunnels un peu partout ce qui va quand même faciliter la tâche même si c’est parfois un peu dangereux à traverser.

Journée de reprise à 50 km mais avec beaucoup de montée, on commence tranquille 🙂 On partait un peu à l’inconnu concernant la gestion de la nourriture et des logements mais on va vite réaliser que la Chine est un petit paradis pour cyclistes à ce niveau là. On trouvera tous les soirs des hôtels (souvent très corrects et pas cher) et des restaurants un peu partout :

On doit par contre s’habituer à la conduite des chinois qui klaxonnent à tout bout de champ ! Si on ne rentre pas sourd en France c’est un vrai miracle… il y a des vrais excités du klaxon et les conducteurs en font usage dès qu’ils doublent, passent dans un virage, … ce qui n’empêche pas quelques ratés :

On va d’ailleurs voir pas mal de voitures dans le fossé, vu la conduite, ça s’explique assez facilement !

Nous roulons vers des villes tibétaines en traversant des zones musulmanes ce qui fait que nous voyons l’apparition de temples et mosquées un peu partout.

Objectif pandas, plus que 896km !

Nous n’avons pas le droit d’aller dans la province du Tibet mais les tibétains vivent aussi dans le Gansu et nous pouvons voir leur culture avec les moulins à prière le long de la route :

Nous ferons escale à Xiahe pour visiter le monastère de Labrang. C’est une des plus importantes communauté de moines bouddhistes tibétains qui vivent ici même si leur nombre a fortement diminué depuis les événements tragiques survenus au Tibet en 2008.

Un jeune moine nous fera la visite en anglais mais au lieu d’axer les commentaires sur l’historique du lieu, la vie des moines,… il passera l’après midi à nous poser des questions philosophiques auxquelles on ne saura pas quoi répondre^^ Qui est-on ? Qu’est ce que la vérité ? Pleins de problématiques pour les prochains sujets du bac !

Emilie en pleine discussion spirituelle

Les photos de l’intérieur des temples sont interdites mais c’est très joli à voir avec des statues et peintures.

Autour du monastère, il y a 3km de rouleaux de prières à tourner. Nous avons vu de nombreux fidèles qui passent des heures à marcher autour des temples ou du monastère, on n’a pas bien compris la signification mais quel chemin de croix !

En quittant Xiahe, à 2900 mètres d’altitude, nous nous enfonçons un peu plus dans la campagne tibétaine. Les villes se font plus rares mais on y gagne en nombre de chevaux et de yaks :

Partout dans les montagnes nous voyons des petits temples et des drapeaux de prière :

La civilisation disparaissant, on retrouve notre filtre et notre réchaud pour un pic nique à l’ancienne :

Nous passerons alors plusieurs jours sur le « plateau tibétain » à osciller entre 3000 et 3600 mètres d’altitude dans des paysages grandioses avec de la verdure partout.

Un yak Oreo, blanc et noir^^

Nous avons laissé la Chine moderne pour retrouver des nomades éleveurs de yaks qui vivent dans des yourtes. On n’a pas été au Kirghizistan mais on s’imagine que les paysages sont les mêmes.

Même au sommet d’un col à 3500 mètres, l’asphalte est parfait, quel régal ! ça nous permet d’enchaîner de bonnes journées de vélo au milieu des troupeaux :

Un bon gps est nécessaire car on ne peut pas trop compter sur les panneaux ni sur les numéros de route qui ne sont pas les mêmes que sur nos cartes :p

Un yak se cache sur cette photo, saurez-vous le retrouver ?

Au niveau rencontres, on croise pas mal de marmottes qui sont quasi impossibles à photographier :

Elles sont d’ailleurs bien en chair, on se dit qu’avec la fin de l’été, elles ont du faire plein de réserves pour l’hiver qui arrive.

Et la rencontre la plus improbable revient à celle-ci :

Oui, oui, il s’agit bien de Xianrong Song et de Hengwuwang qui nous avaient pris en stop il y a 3 semaines ! Incroyable de les recroiser à plusieurs milliers de kilomètres de Kashgar quand on voit le nombre de routes qu’il y a dans ce pays.

Notre vie se poursuit de façon heureuse entre yaks, petits boui-boui pour manger, hôtels et drapeaux de prières :

On est bien souvent l’attraction du restaurant car, vu les coins traversés, ils ne doivent pas voir passer beaucoup de touristes étrangers par ici…

Nous sommes en route pour Langmusi, autre ville tibétaine à la frontière du Sichuan et du Gansu :

Emilie s’est fait de nouveaux copains plus poilus que moi 😉

C’est toujours très vert et nous avons le droit à nos premières pluies depuis 4 mois. On avait eu la chance d’avoir du soleil depuis la Cappadoce mais les gouttes d’eau nous rattrapent dans cette fin de traversée du Gansu, fallait bien que ça arrive un jour !

Dimanche 8 septembre, nous arrivons à Langmusi à 3 500 mètres d’altitude. On est dimanche après midi et on fera la visite du temple Kerti Gompa pendant que les moines semblent profiter d’une journée de repos ce qui donne une ambiance familiale et décontractée au monastère.

C’est verdoyant, les montagnes sont magnifiques aux alentours et la petite rivière donne un côté bucolique :

La femme qui murmurait à l’oreille des chevaux

Séance tv pour les jeunes moines, ils ont l’air captivé mais un peu gênés par la présence d’une touriste au bar :

Nous finissons cette journée par une petite bière pour fêter les 8 000 kilomètres !

La Dolce China, après la rugueuse Asie centrale, nous convient bien pour le moment. Nous avons appris à slalomer entre les crachats, rire des rots des chinois, s’adapter aux enfants les fesses à l’air dans la rue pour se soulager, commander des plats basiques au restaurant mais la vie est nettement plus facile ici pour un cycliste. C’est donc plein d’entrain que nous allons quitter Langmusi pour partir à la conquête du Sichuan et des pandas !

 

Pour voir toutes les photos de Chine, veuillez cliquer-ici.

Pour voir notre aventure en chiffres, c’est par ici.

La dolce China

15 avis sur « La dolce China »

  • 2 octobre 2019 à 21 h 26 min
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    Trouvé le yack !… mais si je donne la réponse, fini le jeu… alors bon, je dirais juste qu’il est noir 😉
    Magnifiques photos encore ! Apparemment vous n avez pas encore cédé au comportement chinois de prendre systématiquement les plats en photos, merci de penser à vos lecteurs !!
    Bises et bonne route vers Chengdu

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    • 3 octobre 2019 à 15 h 37 min
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      héhé c’était pas très dur en même temps 😉 mais il n’était pas à un endroit très approprié pour un Yak selon moi !!
      Euh… pour les plats… on a peut-être fait nos chinois à certains moments mais tu sais que nous et la nourriture c’est une grande histoire et qu’on veut la partager avec vous 😀 On fera attention de ne pas en mettre trop !
      A fond les Foam days, je pense bien à vous ! Bisous

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  • 2 octobre 2019 à 23 h 19 min
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    Superbe récit les aventuriers, les plateaux Tibétains sont magnifiques ! Bonne continuation.

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    • 3 octobre 2019 à 15 h 33 min
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      Merci bien ! Oui c’est beau mais c’est loin comme disait Chirac 🙂

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  • 3 octobre 2019 à 8 h 43 min
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    Bravo ! bravo ! bravo ! Toujours aussi délicieux ce récit
    Merciiiiiiiii

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    • 3 octobre 2019 à 15 h 32 min
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      Merci merci merci ^^ Content de voir que ça plait toujours car ça nous occupe pas mal 🙂

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  • 3 octobre 2019 à 14 h 24 min
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    Le sosie d’Édouard baerd est sublime !!! 😉
    Sinon moi aussi jai trouvé le yack, 😀
    15 kg de perdus !!!!!!!!!!!! Mais effectivement ca se vout sur les photos.
    En tout cas que d’aventures et de péripéties, merci beaucoup ce partage et pour ces magnifiques photos !
    Bon anniversaire des 3 ans !!!!
    De gros bisous à vous 2

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    • 3 octobre 2019 à 15 h 42 min
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      Haaa mon Amande ça faisait longtemps 🙂 Héhé pour le sosie ! En plus d’être très ressemblant il est impressionnant ce mec !
      Pour les 15kg, faut qu’on fasse un montage avant/après c’est encore plus parlant !
      Merci pour ton message
      Bisous

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  • 3 octobre 2019 à 21 h 36 min
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    Vraiment une GRANDE aventure ! Super passionnants ces beaux récits et très jolis photos.
    Bonne continuation. Gros bisous

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    • 8 octobre 2019 à 15 h 38 min
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      Merci Agnès, merci encore pour tes commentaires, ça fait toujours plaisir 🙂
      Nous arrivons sur la fin de la Chine, quel immense pays !
      A bientôt bisous

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  • 5 octobre 2019 à 16 h 29 min
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    Super article, on voyage un peu grâce à vous ^^ incroyable tous ces coins traversés et ces personnes rencontrées !

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    • 8 octobre 2019 à 15 h 39 min
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      oui faudrait faire le compte de tous ceux qu’on croise haha ^^

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  • 6 octobre 2019 à 5 h 03 min
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    Les copains je suis à CHENGDU jusqu’à mardi 8 octobre… est ce que le hasard timing ferait bien les choses ??!
    Bisous
    Bon et sinon toujours aussi top vos aventures ça fait rêver !!

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  • 6 octobre 2019 à 17 h 00 min
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    J’ai repris la lecture de vos aventures aujourd’hui !!
    Formidable et quel courage à plus de 4000 m !!
    Romain tu me donnera ton secret pour perdre 15 kg !!
    Bonne continuation à vous deux !!

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    • 8 octobre 2019 à 15 h 39 min
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      haha bah la recette est assez simple : 40 degrés, du vélo tous les jours, privation de nourriture et une petite tourista par dessus et c’est réglé 😉
      Je te rassure on est très impatient de retrouver la bonne nourriture française !!

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