686 km
parcourus

48:7 heures
sur le vélo

7 194 mètres
d'ascension

1309 mètres
altitude maximum

10 jours sur le vélo
(69 km/jour)

14.3 km/h
vitesse moyenne

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10 jours de vélo ! Voilà ce qu’il nous faudra pour atteindre l’un des « must see » de notre voyage que l’on attendait avec impatience : la Cappadoce.

Reprenons dans l’ordre, samedi 4 mai, on quitte Istanbul par le bateau qui nous emmène à Yalova, cela nous permet d’éviter le gros trafic pour sortir de la ville (c’est bon on a déjà donné pour y entrer) et en plus c’est interdit de traverser le pont du Bosphore en vélo.

C’est un peu la reprise après 6 jours de pause (et comme vous avez pu le voir, une gastronomie assez riche), alors je ne sais pas si c’est à cause de la nourriture mais la reprise est rude ! Pour notre première nuit après Istanbul on vise le joli lac d’Iznik :

On a repéré un camping près du lac, un camping turc, tiens c’est le premier.

C’est original, il y a des turques qui viennent camper en famille, mais ce n’est pas eux qui montent leur tente.. bref il y a une douche chaude et des toilettes propres et c’est tout ce que l’on demande, pour le reste ils sont très sympa et viennent discuter avec nous.

Le lendemain, dimanche, sera la pire journée depuis longtemps, on quitte le lac par une côte de 5km à 9%, aïe aïe aïe !

Et ce n’est pas fini, tout le reste de la journée sera une succession de montées, plus ou moins longues et plus ou moins pentues. On va tellement doucement toute la journée, qu’un petit toutou errant, en profite pour se joindre à nous et nous suivra pendant une bonne partie de la route. Nous créant parfois des situations cocasses, lorsqu’il se cache derrière nos vélos pour s’abriter des gros molosses qui essaient de le bouffer… on n’a pas assez de problèmes canins nous déjà ?!

On arrive exténués à Bilecik après 65 km.  Le moral en prend un coup, on se dit qu’on n’est pas près d’arriver ! Heureusement c’est aussi l’une des meilleures soirées, grâce à notre hôte Hakan qui est un membre très actif de sa ville. Il nous invite au resto, nous fait rencontrer une jeune fille, Ecrin et sa famille, puis nous offre le lendemain un petit déjeuner de folie chez son ami Volkan, et enfin nous invite à présenter notre projet de voyage à vélo dans 3 classes différentes ! Je passe rapidement sur cette rencontre mémorable mais c’est vraiment incroyable ce que certaines personnes peuvent offrir en si peu de temps !

Quand à la question posée par certains élèves, « que mangez vous dans votre pays ? ». Romain s’empresse de présenter un de ses plats favoris  : le Welsh. Ça a bien fait rire Hakan qui nous a dit que c’était un peu dur à midi 30 pour un premier jour de ramadan, oups !

Lundi, mardi et mercredi on continue principalement sur une 2×2 voies, on s’arrête dormir à Bozüyük, Eskishehir et Sivrisar. Côté météo c’est mitigé, parfois un temps magnifique, et un ou deux orages en fin d’après-midi, nos pauses déjeuner se font souvent dans une station service, assez pratique car il y a tout ce dont nous avons besoin : boisson, nourriture, toilettes et très souvent un coin agréable pour s’asseoir et manger tranquillement.

De ces trois jours, on retient notre rencontre avec Burak et sa famille, qui nous ont hébergé une nuit, très ouvert d’esprit, c’était une soirée fort intéressante. Des bons repas (et oui encore), et un vent dans le dos qui nous a permis de récupérer le sourire et de bien avancer. Souvent on nous demande ce que nous faisons de nos vélos quand on va à l’hôtel.. on leur trouve toujours une petite place, plus ou moins discrète dans le hall 😉  :

Jeudi 9 Mai, la route change enfin ! Fini la grosse 2×2 voies, même si elle n’est pas très fréquentée, on quite la région des usines encore proche d’Istanbul et on est ravis d’enfin se diriger vers les plateaux de l’anatolie centrale. En empruntant les petites routes, le paysage change immédiatement :

On se sent plus tranquilles, et aussi un peu seuls au monde :

Fini les stations services, où tout était disponible, là il faut commencer à prévoir un peu en avance et faire quelques réserves, les rencontres et les magasins se font plus rares :

Par contre côté fontaines, la région est bien garnie et c’est sans problème que l’on peut recharger nos gourdes :

Les lignes droites peuvent parfois être terriblement longues :

On croise des villages, plus ou moins peuplés :

C’est un peu à l’instar de nos campagnes, on se demande si dans 30 ou 40 ans ces villages existeront encore, la jeunesse semble y avoir déserté.

La journée de vendredi, nous manquons de nous faire attaquer par une vache, c’est ce qui s’appelle ne pas être au bon endroit au bon moment ! Elle a cru qu’on lui avait piqué son veau et a commencé à nous charger.. mais le fermier n’était pas loin, et a rétabli la situation.. pas de photos à l’appui, on a préféré sauver nos fesses ! C’est surtout le soir qu’une belle surprise nous attend. On passe dans le village de Yesilyurt (qui connait?) une petite bourgade comme une autre en apparence. En passant devant le café du centre, on rencontre un certain Mehmet, qui parle français, il a travaillé des dizaines d’années à Genève.

Il nous invite à nous arrêter boire un çay (thé), il est 17h on a bien roulé, on accepte. Un peu plus tard il nous offre un pide (pizza), un peu plus tard son ami nous invite à dormir (il fait trop froid selon eux pour camper ce que nous nous apprêtions à faire). Une très belle rencontre Kurde avant l’heure. Un énorme merci à eux deux !!

Samedi on repart, on retrouve nos compagnons de route :

On va croiser sur notre chemin un lac de sel (Tuz Gölü), supposé très joli, nappé d’une jolie couleur rose, et dans lequel on peut y tremper les pieds et faire des jolies photos.. Pour nous l’histoire est un peu différente. Arrivés devant le lac, de gros nuages noirs font leur apparition, c’est la douche, orage avec éclairs et tellement de vent pendant un moment qu’on s’abrite dans un fossé ! Avant l’orage :

Après l’orage nous n’avons pas de photos, nous nous sommes dépêchés de sortir de la zone du lac car nous étions les seuls choses dépassant de la surface du sol et n’avions pas tellement envie de servir de paratonnerre ^^Après ce dernier épisode pluvieux, place au beau temps et c’est ainsi que dimanche et lundi nous enquillons 150 km avec 1500 mètres de dénivelé dans des paysages de plus en plus beaux :

Une dernière nuit dans la pampa avant d’arriver :

De nouvelles têtes sur la route, ça change des ânes et des chiens : 

Allez plus que quelques kilomètres, on le sait :

les formations rocheuses, typiques de la Cappadoce sont visibles :

Et c’est sous une chaleur écrasante par une belle dernière montée de 10km (pas trop pentue) que l’on arrive, lundi vers 16h, en nage (enfin en vélo mais trempés vous aurez compris) à Gorëme, un magnifique village situé parmi les cheminées de fées :

On s’offre un hôtel de luxe pour 3 nuits pour recharger les batteries :

Le soir même, on fait le tour de la ville :

Un coin sympa pour admirer le coucher de soleil sur cette ville féerique… avec parfois une compagnie pas forcément désirée :

On se couche tôt car mardi on va faire l’effort de se lever à 4h du matin (oui oui on l’a fait), pour aller voir les montgolfières faire leur show dans le ciel et quel spectacle, pas de regrets sur les heures de sommeil en moins !

On fini (enfin on commence on ne sait plus on est perdu, on s’est levés trop tôt!)  la journée par la visite de l’open Air Museum de Gorëme, qui consiste à visiter les ruines d’églises et monastères taillées dans les roches et datant parfois du 10ème siècle :

C’est un peu disneyland là-dedans, très touristique mais ça vaut quand même la peine d’aller y jeter un coup d’œil.

Puis on fait une virée dans la Red valley, une des très nombreuses vallées à parcourir de la région, chacune ayant des formations rocheuses plus ou moins marquées, des canyons, ou autre spécificités mais toutes sont magnifiques, nos jambes un peu fatiguées nous poussent à n’en faire qu’une 😉  et là, il n’y a plus personne, seuls au monde de nouveau !

Pas peur du ridicule, faut bien se protéger 🙂 :

Le soleil n’aura pas eu raison de nous, on ira jusqu’au bout !

Comme on est en mode repos et qu’on a décidé d’en profiter, on s’offre aussi un bon resto, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé de la bonne nourriture Turque 😉 

Mercredi, dernière journée dans le monde de la Cappadoce, il nous reste à visiter une des nombreuses villes souterraines (la région en compte au moins une centaine), pour nous ça sera Kaymakli. Les cités souterraines sont à la base issues d’un peuple troglodyte (les Hittites), puis ont surtout servies comme habitations et cachettes pour les Chrétiens byzantins. On peut descendre à plusieurs kilomètres de profondeur, les personnes de grande tailles peuvent ressentir une légère gêne dans certains passages, Romain tu confirmes ^^ ? :

Mais sinon c’est assez impressionnant à visiter, bien que peu d’explications ne soient données lors de la visite, alors nous on se promène gentiment et on ira se renseigner ensuite sur Internet.. sinon il était aussi possible de prendre un guide !

Le soir on retrouve nos deux hollandais préférés pour un petit Ayran et se raconter les dernières aventures, normalement c’est la dernière fois avant un moment, eux vont vers l’Arménie et nous vers un autre lieu remarquable de Turquie : le Nemrut Dagi, mais on vous raconte ça au prochain épisode 🙂

A très vite, 

Pour voir toutes les photos de Turquie, veuillez cliquer-ici.

Pour voir notre aventure en chiffres, c’est par ici.

D’Istanbul à la Cappadoce, il n’y a qu’un pas … de géant

12 avis sur « D’Istanbul à la Cappadoce, il n’y a qu’un pas … de géant »

  • Ping :From Istanbul to Cappadocia - On the bike now

  • 20 mai 2019 à 14 h 51 min
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    Très sympa ton article Emilie, il y a des situations cocasses avec les animaux !! Quelle gentillesse en Turquie avec toutes ces invitations …
    Bonne continuation.

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  • 20 mai 2019 à 22 h 42 min
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    Quelle aventure ! On ne s’ennuie pas à vous lire et voir toutes vos photos (beau travail).
    Bonne continuation. Bisous

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    • 31 mai 2019 à 10 h 43 min
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      Merci beaucoup Agnès et Henri, toujours un plaisir de lire vos encouragements ! bisous

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  • 21 mai 2019 à 8 h 23 min
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    Je suis admirative !
    Bravo à vous deux et bonne continuation.

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  • 25 mai 2019 à 18 h 10 min
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    Je rentre de Normandie, juste un peu avant le 75 ème anniversaire, je pars la semaine prochaine en Bourgogne…….. C’est moins dépaysant que votre aventure !!!
    Bon courage à vous deux pour la suite du voyage !!

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    • 31 mai 2019 à 10 h 42 min
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      Merci beaucoup Hervé, c’est super sympa ! La Normandie et la Bourgogne c’est pas mal non plus, beaucoup de charme dans ces régions 🙂

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  • 27 mai 2019 à 16 h 20 min
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    Super coin, ça donne envie 🙂 bon courage pour le vélo, Sylvester a maigri un peu je trouve ^^

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  • 29 mai 2019 à 14 h 43 min
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    Magnifique et super stylé! Vous faites plaisir à voir!

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    • 31 mai 2019 à 17 h 39 min
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      merci !! Ah je commençais à m’inquiéter je n’avais plus de nouvelles ^^ c’est tous les ponts et quelques vacances 🙂 ? ou vous croulez sous le boulot ? J’espère que tout va bien et que les chiffres sont bons !

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